Jipangue, 96 Rue La Boétie, 75008 Paris

Jipangue (2)

(Encore une découverte via le blog cecj2 !)

Le Jipangue est un de mes restaurants préférés, à faire en famille ou entre amis pour son superbe barbecue coréen. Il est servi avec du kimchi et du soja mariné. Le chef, japonais, fait aussi de très bons sushis pressés (une spécialité du Kansai) et des negitoro-makis. C’est du thon gras haché finement avec de la ciboule, un peu comme un tartare.

C’est certainement plus cher que les barbecues à chinois à volonté, mais le rapport qualité-quantité/prix est excellent : il faut compter 25-30€ par personne (sans boissons). Si vous avez un gros appétit, je vous conseille le menu à 26€ + 2.5€ de supplément viande, plutôt que le menu à 36€. Personnellement, j’aime bien prendre un barbecue simple à 21€, avec des negitoro makis en plus à partager.

Petit bémol : sur les sushis « classiques », le riz est un peu dur/croquant (pas assez d’eau lors de la cuisson, ou variété de riz pas adaptée ?).

Mieux vaut réserver pour les barbecue, surtout après 20h.

Jipangue, 96 Rue La Boétie, 75008 Paris // 01 45 63 77 00

Jipangue (3)

Kimchi, soja et navet en accompagnement. Les portions sont plutôt grandes.

Jipangue (1)

Negitoro makis et assiette de viande du menu à 26€

Jipangue (4)

Sushis pressés au maquereau (délicieux, on sent le gras fondre en bouche !).

Assortiment de sushis classique

Assortiment de sushis classique

Mon voyage au Japon 2014 (2) : Kumano kodo & Yunomine Onsen

Kumano Kodo (1)

Kumano Kodo, route Nakahechi

Les onsen, les sources chaudes japonaises, ne ressemblent en rien à nos centres de balnéothérapie. La plupart des hôtels à onsen sont beaucoup plus petits, voire familiaux. L’eau est également beaucoup plus chaude : les bassins des onsens sont rarement en dessous de 37°. C’était une expérience formidable que je tenais absolument à faire découvrir à Mr. C. Le souci, c’est que passer une journée entière à cuire dans une source chaude ne correspondait pas son idéal des vacances au Japon (bon, c’est vrai, je m’ennuierais aussi à mourir).

Donc, j’ai essayé de trouver une randonnée sympathique, pas trop difficile, et pas trop loin d’un onsen. La ville de Tanabe, dans la péninsule de Wakayama, est un des départs des routes de pèlerinage « Kumano Kodo ». Cette région offre plusieurs itinéraires, des balades de 2h aux randonnées de 8h, et plusieurs onsens se trouvent à leur croisement. Comme nous ne savions pas dans quel état nous serions en arrivant, et que la météo en Octobre est capricieuse, c’était parfait pour des changements de programme de dernière minute. Mais ce qui nous a vraiment décidés, c’est le site web incroyablement complet de la ville de Tanabe, avec les cartes indiquant durée et dénivelé de chaque itinéraire.

Kumano Kodo map

Plan de la 2e partie de la route Nakahechi. Nous l’avons parcourue en sens inverse, en partant de Kumano Hongu Taisha.

Nous avons choisi un parcours prévu en environ 4h (5h30 avec pause repas et photos) :

  • Départ en bus de la ville de Tanabe, où nous avons passé une nuit pour nous remettre des 13h d’avion. Nous y laissons également nos valises.
  • Arrivée devant le sanctuaire de Kumano Hongu Taisha vers 10h, début de la randonnée. Nous nous arrêtons juste avant Hosshinmon-oji pour déjeuner : il y a une aire agréable où se reposer, avec tables et bancs.
  • Nous rejoignons le croisement de Funatama jinja vers 13h30, puis bifurcation vers le sud par le chemin Akagi-goe pour rejoindre Yunomine Onsen. Le début de ce passage est le plus difficile de la randonnée : de la montée abrupte pendant plus de 30 minutes. Cela s’améliore par la suite, mis à part les innombrables toiles d’araignées accrochées entre les arbres, lors de la descente. J’en ai la chair de poule rien qu’en y repensant…

Normalement, cet itinéraire doit être fait en sens inverse : Kumano Hongu Taisha est la fin de la route de pèlerinage Nakahechi. Mais pour des raisons de planning, nous ne pouvions pas faire autrement. À noter que les bus sont peu nombreux : toutes les 2h environ, de 6h30 à 17h.

Kumano Kodo

Photos prises tout au long de la randonnée, sans ordre particulier.

Le chemin de pèlerinage est parsemé d’autels. Entre Hosshinmon-oji et Funatama-jinja, nous avons vu plusieurs abris présentant des sculptures de bois ou encore des légumes. Ils sont en self-service, il y a une tirelire où payer ses achats.

Yunomine Onsen (1)

Vue de Yunomine onsen depuis la fin du chemin Akagi-goe (enfin !)

15h40 : nous arrivons en vue de Yunomine, mais nous ne sommes pas encore au bout de notre calvaire périple promenade. La ville étant minuscule, je m’étais dit que nous trouverions facilement notre hôtel (le « Yunominesou« ) et je n’avais pas pris la peine de chercher sa localisation exacte. Résultat, nous avons parcouru la ville en vain pendant une demi-heure (soit deux allers-retours d’un bout à l’autre de la ville), avant de demander notre chemin au gérant d’un des bains publics. En fin de compte, Yunominesou ne se trouve pas dans la ville même, mais 500m plus loin en suivant la rivière…

Yunominesou 2

Yunominesou. En bas à droite, la salle où on se change avant d’entrer dans l’onsen.

L’hôtel ne paie pas de mine de l’extérieur, mais les chambres et les bains sont tout ce qu’il y a de plus traditionnel. Il y a même deux bains privatifs, sans supplément ni réservation préalable. Nous y sommes allés directement après avoir déposé nos valises : quel bonheur de se prélasser dans de l’eau brûlante après une journée de marche ! Bonus : comme nous étions quasiment seuls dans l’hôtel, nous avons pu profiter, chacun de notre côté, de la totalité des bains communs. (Qui eux, ne sont pas mixtes.)

18h00 : le moment tant attendu du dîner ! Oui, je l’avoue, ce que je préfère dans un onsen, c’est le repas kaiseki.

Yunominesou dinner

Rien que cette photo me donne envie d’y retourner…

Au menu : mini-entrées, shabu-shabu de porc/poisson, sashimis (délicieuses crevettes !), tempura, onsen yudofu (tofu cuit dans l’eau de l’onsen), salade d’algue, « pie », et une sorte de panna cotta en dessert. Mr. C a eu du mal a finir ma part. Pendant notre repas (pris dans une autre chambre plutôt que dans la salle commune, sûrement parce que l’hôtel avait peu de clients au dîner), le personnel de l’hôtel a sorti et installé nos futons pour la nuit. La couette est aussi moelleuse qu’elle en a l’air ! La nuit a été un peu agitée cependant, conséquence du décalage horaire. Nous sommes sortis regarder les étoiles, et reprendre un bain vers 3h.

Yunominesou 1

Nuitée et petit déjeuner

Au matin, petit-déjeuner dans la salle commune à 7h15. Ce poisson grillé n’est-il pas terriblement photogénique ? Le potage de riz, appelé okayu, est cuit dans l’eau de l’onsen. Il est accompagné de hijiki, de tsukemono et d’un onsen tamago. C’est un repas réconfortant sans être trop lourd, parfait pour commencer la journée !

Après le repas, le gérant de l’hôtel nous a conduit en voiture jusqu’à l’arrêt de bus, dans Yunomine. C’était vraiment gentil de sa part ! Cela nous a laissé juste assez de temps pour faire acheter des œufs à faire cuire nous-même dans l’eau de l’onsen. (Le résultat n’était pas très réussi, malheureusement.)

Yunomine

Yunomine Onsen : la rivière, et un bassin rempli de l’eau chaude de l’onsen, où faire cuire des œufs ou même des patates douces (satsumaimo).

Nous en avons aussi profité pour faire quelques photos de la ville. Yunomine est un tout petit village, calme, dont l’intérêt réside essentiellement dans ses onsen et sa situation au croisement des routes de Kumano Kodo. Il y a une dizaine de ryokans, ainsi que des bains publics – pratique pour les ryokans ne disposant pas de leurs propres bains, mais aussi pour voyageurs voulant en tester plusieurs. À ce propos, Yunomine Onsen abrite le seul onsen inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, le Tsuboyu.

À 8h10, le bus est arrivé, et nous sommes repartis pour Tanabe. C’était une merveilleuse journée, et sûrement ma partie préférée de notre voyage (randonnée comprise !), d’où le billet aussi long :)
Je ferai un récapitulatif sûrement plus succinct du reste du voyage.

Site de la ville de Tanabe/Kumano Kodo : http://www.tb-kumano.jp/fr/
Et l’hôtel : Yunominesou

Akagi-goe

Bonus de fin : la longue montée d’Akagi-goe. La route continue à gauche.

Mon voyage au Japon, Octobre 2014 : 9 jours entre Tanabe, Osaka, Kyôto

Yunomine Onsen (1)

Yunomine Onsen (Tanabe, Wakayama)

Il y a trois ans, durant l’été 2012, j’ai passé deux mois au Japon pour un stage d’études. Un mois en stage linguistique, le deuxième en travaillant dans un onsen ryokan (hôtel traditionnel de sources chaudes). Depuis, y retourner était devenu un rêve à la limite de l’obsession. Je me disais que je pourrais y aller pour fêter la fin de mes études, mais entre ma soutenance de stage et la recherche de boulot, ce projet en était au point mort en Juillet dernier.

Ce voyage, ça a été un enchaînement d’heureuses coïncidences : chercher du boulot mi-Août et en trouver très rapidement pour Octobre ; avoir deux semaines de battement entre ma soutenance de stage et le début du contrat ; fin Août, regarder par curiosité les prix des billets d’avion pour cette période ; voir des prix attractifs pour les billets d’avion (666€ A/R vers Osaka par Lufthansa le 1er Octobre)… Je n’aurais jamais pensé que les billets puissent être si peu chers un mois et demi avant le vol !

Juste avant de partir : passer entre les mailles de la grève d’Air France pour aller et retourner de ma soutenance à Toulouse ; éviter l’éruption du volcan Ontake ; ne pas se prendre la grève de Lufthansa, la veille de notre départ. Et passer à côté les deux typhons qui ont frappé le Japon durant notre voyage. Nous avons eu très peu de pluie d’ailleurs, durant les 10 jours où nous y étions.

CarteJapon2014

Résumé de notre planning sur place : arrivée le 2 Octobre, départ le 11 Octobre au matin.

Jour 1 : Osaka -> Tanabe
Jour 2 : Tanabe -> Kumano Kodo (randonnée) -> Yunomine Onsen
Jour 3 : Yunomine Onsen -> Tanabe
Jour 4 : Tanabe -> Osaka
Jour 5 à 9 : 3 jours à Osaka, 1 jour et demi à Kyôto, une matinée à Tsuruga

Nous avions commandé 2 x 4 jours de JR Pass Kansai Wide Area (qui ont depuis été remplacés par des pass de 5 jours à 67€). Valables sur la quasi-totalité des trains express ainsi que les métros JR, c’est un achat indispensable pour les touristes étrangers (surtout pour des voyages courts) !

Pour le logement, nous avons opté pour Airbnb : première expérience réussie pour la partie « administrative » (aucun souci lors de la réservation/récupération des clés), mais en fin de compte je préfère le calme des hôtels :)

À suivre – rapidement – un résumé de notre randonnée à Wakayama suivie d’un onsen !

Koetsu, sukiyakis et sushis, Paris rue Sainte-Anne

Koetsu_entree

Aubergine grillée, sauce miso sucrée // Sashimis en entrée

Le Koetsu, avec sa décoration élégante et épurée, tranche avec le reste de la rue Sainte-Anne. Le service, à l’image du restaurant, est poli mais distant.

Trio d'amuse-bouche (hijiki, concombre acidulé, thon cuit au shôyu)

Trio d’amuse-bouche (hijiki, concombre acidulé, thon cuit au shôyu)

Sukiyaki (bœuf, choux, champignons, tofu) // Melon et sorbet mangue

Sukiyaki (bœuf, choux, champignons, tofu) // Melon et sorbet mangue

La spécialité, ici, c’est le sukiyaki : des légumes et de fines tranches de boeuf à faire mijoter dans du bouillon à base de shôyu. Cependant, la rareté se paie. Le menu avec amuse-bouche, soupe, sashimi et dessert s’affiche à environ 50€. Le même menu existe en version shabu-shabu, avec bouillon d’algues kombu, un peu plus cher.

Les entrées (trop acide ou trop salées) et le dessert insipide sont sans intérêt, contrairement aux sashimis qui sont terriblement fondant. Le sukiyaki est copieux (sur la photo, on ne voit que le premier « service », les légumes et le reste de viande sont dans des plats de présentation). À mon avis, on peut sans problème se contenter d’un sukiyaki, quitte à rajouter un assortiment de sushis/sashimis pour deux. La sauce de l’aubergine au miso (un de mes plats préférés) est sucrée, c’est original, dommage qu’elle soit à moitié carbonisée.

Saumon cuit // Tempuras (crevettes, patate douce, courgette...)

Saumon cuit // Tempuras (crevettes, patate douce, courgette…)

Outre les « marmites », le restaurant propose un menu « spécial » (32€), qui est à éviter. La marmite est remplacée par du poisson (trop) cuit, ici du saumon, et un assortiment de tempuras. Les tempuras ont beau être une spécialité japonaise, ce n’était certainement celle du cuisinier ce soir-là. Molles et gorgées d’huile, j’en ai rarement mangé d’aussi mauvaises. On me les a remplacées ; la deuxième fournée était légèrement meilleure, mais la pâte s’est rapidement gorgée d’eau. On ne devrait pas proposer à la carte des plats qu’on ne sait pas faire. Pour des vraies bonnes tempuras, allez plutôt au Sanukiya (même si vous n’aimez pas les udons, qui sont leur spécialité, je le conseille !).

Koetsu_Mixte

Assortiment mixte : sushis, sashimis, makis (dorade, saumon, thon).

Si ni le sukiyaki, ni le shabu-shabu vous tentent (ou que ça dépasse votre budget), les poissons crus du Koetsu sont une bonne alternative. Le menu mixte ne contient que le « trio classique » de poissons, mais ils sont tendres, le riz est bien cuit et se tient sans être trop tassé. Les grains se détachent facilement en bouche. À 25€ le menu mixte (amuse-bouche, soupe, riz, sushis et sashimis), c’est un bon rapport qualité-prix.

Y aller ? Pour le sukiyaki ou des sushis pas trop chers, pourquoi pas. Pour des poisson plus variés, il y a le Michi juste un peu plus loin, mais le cadre est moins sympathique. Pour le shabu-shabu, je préfère le Takara, à deux rues d’ici.

Prix ? entre 25€ et 50€ hors boisson. 8€ l’umeshu (plutôt doux et sucré).

Koetsu, 42 Rue Sainte-Anne, 75002 Paris
http://www.lafourchette.com/restaurant/koetsu/3472

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