Koetsu, sukiyakis et sushis, Paris rue Sainte-Anne

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Aubergine grillée, sauce miso sucrée // Sashimis en entrée

Le Koetsu, avec sa décoration élégante et épurée, tranche avec le reste de la rue Sainte-Anne. Le service, à l’image du restaurant, est poli mais distant.

Trio d'amuse-bouche (hijiki, concombre acidulé, thon cuit au shôyu)

Trio d’amuse-bouche (hijiki, concombre acidulé, thon cuit au shôyu)

Sukiyaki (bœuf, choux, champignons, tofu) // Melon et sorbet mangue

Sukiyaki (bœuf, choux, champignons, tofu) // Melon et sorbet mangue

La spécialité, ici, c’est le sukiyaki : des légumes et de fines tranches de boeuf à faire mijoter dans du bouillon à base de shôyu. Cependant, la rareté se paie. Le menu avec amuse-bouche, soupe, sashimi et dessert s’affiche à environ 50€. Le même menu existe en version shabu-shabu, avec bouillon d’algues kombu, un peu plus cher.

Les entrées (trop acide ou trop salées) et le dessert insipide sont sans intérêt, contrairement aux sashimis qui sont terriblement fondant. Le sukiyaki est copieux (sur la photo, on ne voit que le premier « service », les légumes et le reste de viande sont dans des plats de présentation). À mon avis, on peut sans problème se contenter d’un sukiyaki, quitte à rajouter un assortiment de sushis/sashimis pour deux. La sauce de l’aubergine au miso (un de mes plats préférés) est sucrée, c’est original, dommage qu’elle soit à moitié carbonisée.

Saumon cuit // Tempuras (crevettes, patate douce, courgette...)

Saumon cuit // Tempuras (crevettes, patate douce, courgette…)

Outre les « marmites », le restaurant propose un menu « spécial » (32€), qui est à éviter. La marmite est remplacée par du poisson (trop) cuit, ici du saumon, et un assortiment de tempuras. Les tempuras ont beau être une spécialité japonaise, ce n’était certainement celle du cuisinier ce soir-là. Molles et gorgées d’huile, j’en ai rarement mangé d’aussi mauvaises. On me les a remplacées ; la deuxième fournée était légèrement meilleure, mais la pâte s’est rapidement gorgée d’eau. On ne devrait pas proposer à la carte des plats qu’on ne sait pas faire. Pour des vraies bonnes tempuras, allez plutôt au Sanukiya (même si vous n’aimez pas les udons, qui sont leur spécialité, je le conseille !).

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Assortiment mixte : sushis, sashimis, makis (dorade, saumon, thon).

Si ni le sukiyaki, ni le shabu-shabu vous tentent (ou que ça dépasse votre budget), les poissons crus du Koetsu sont une bonne alternative. Le menu mixte ne contient que le « trio classique » de poissons, mais ils sont tendres, le riz est bien cuit et se tient sans être trop tassé. Les grains se détachent facilement en bouche. À 25€ le menu mixte (amuse-bouche, soupe, riz, sushis et sashimis), c’est un bon rapport qualité-prix.

Y aller ? Pour le sukiyaki ou des sushis pas trop chers, pourquoi pas. Pour des poisson plus variés, il y a le Michi juste un peu plus loin, mais le cadre est moins sympathique. Pour le shabu-shabu, je préfère le Takara, à deux rues d’ici.

Prix ? entre 25€ et 50€ hors boisson. 8€ l’umeshu (plutôt doux et sucré).

Koetsu, 42 Rue Sainte-Anne, 75002 Paris
http://www.lafourchette.com/restaurant/koetsu/3472

Au revoir Toulouse, bonjour Paris !

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 Cela fait longtemps que je n’ai rien écrit (le pouvoir de la procrastination !), mais me revoilà. J’ai été assez prise par mon stage de fin d’études et mes allers-retours entre Toulouse et Paris ces derniers mois. Comme Mr. C a eu la bonne idée de trouver du travail en région Parisienne, me voilà aussi installée en IDF depuis le début du mois. Je vais profiter de mes vacances entre la fin de mon stage et ma soutenance pour poster quelques articles et reprendre d’autres activités (trop) longtemps délaissées.

Ci-dessus, un cake du Petit Flottes (4,20€) un peu trop sec. Par contre, la vue et le temps étaient superbes, et le jardin des Tuileries étonnamment paisible.

(Du mieux) Retour chez Maison Floran, Grenoble

Maison-Floran (1)Il y a quelques mois, la maison Floran m’a contactée via une agence de com’ en réaction à mon premier article. Ils me présentaient leurs excuses pour l’accueil, en soulignant que leur équipe avait changé. (Je préfère penser que c’étaient des jobs d’été plutôt qu’un remplacement de leurs employés…). Leur mail m’a agréablement surprise, surtout que je m’attendais à tout sauf à ça. Alors j’y suis retournée pendant les fêtes de Noël (incognito), pour goûter à leurs autres pâtisseries. Cette fois, les vendeurs étaient souriants (c’est la base, mais ça compte !), il y a des plateaux sur les tables, on est servis rapidement. Il n’y avait pas de Paris-Brest en raison des fêtes, remplacés par les bûches. J’ai pris 3 pâtisseries à emporter :

Maison-Floran (3) Maison-Floran (4)

À gauche, la tarte chiboust aux framboises. Je l’ai bien aimée – mais je n’y connais pas grand chose en crème chiboust. Les goûts s’équilibrent entre l’acidité des framboises et la douceur de la crème. La pâte paraît pâlotte, mais elle est très bonne.

À droite, le « macalong » : tout est dans le nom. Il est fourré à la chantilly, et, si mes souvenirs sont bons, d’une gelée de fruits rouges. Sans le comparer à des macarons de boutiques spécialisées, je dirais que les coques avaient une bonne texture, pas trop sèches. Non, le problème de ce dessert, c’est le sucre cristallisé sur les coques. Il y en a aussi sur le dessous du « macalong », et ça donne un gâteau hyper sucré. Déception. J’ai jeté la coque du dessus en fin de compte.

Maison-Floran (2)

Enfin, le « macarond » qui a un air d’ispahan, mais qui est en réalité à la pistache. Il est bien réalisé, la coque inférieure n’a pas pris l’humidité. Mais le mariage framboise/pistache ne battra jamais le mythique rose/litchi/framboise.

Globalement, Maison Floran m’a laissé une impression mitigée sur les pâtisseries, mais bien meilleure que la première fois. Cependant, sur Grenoble, je préfère quand même les pâtisseries de Thierry Court/L’Instant Gourmand, voire celles du Chardon Bleu.

Adresse : Maison Floran, 1 Rue de Strasbourg, 38000 Grenoble
Site web : http://www.maisonfloran.fr/

Retour au Sandyan – Toulouse

Trois pâtisseries, à emporter cette fois-ci : Éclair façon Paris-Brest, Millefeuille praliné noisette et amande, « Fruit de saison » à la mangue.

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La vendeuse me l’a assuré, mes papilles le confirment : la crème pralinée du Paris-Brest a changé depuis ma première visite. Elle a du goût, maintenant, du moins quand on la prend séparément. Je trouve qu’on ne sent vraiment pas assez la noisette lorsqu’on mange l’éclair normalement. Idem pour la crème fouettée à la vanille. Prise séparément, la vanille est assez prononcée, mais elle se perd dans la pâte à choux et la crème pralinée. Mais la texture est toujours bonne : j’aime le moelleux de cette pâtisserie.

Bilan : c’est mieux, mais si c’est vraiment du praliné que vous voulez, prenez autre chose.

Pour le « Millefeuille noisette et amande », la crème est nettement plus pralinée. Même si je préfère le tout noisette, je dois reconnaître que ce n’est pas mal non plus. La pâte feuilletée (au chocolat ?) est bien croustillante, mais son goût empiète sur celui de la crème.

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Le Fruit de saison : « Mangues fraîches, sablé amande, crémeux passion ».

Bon, la mangue fraîche, il faut vraiment bien la chercher parce que ce n’est pas ce qui saute aux yeux dans cette pâtisserie. La mousse a bien un goût de mangue, mais c’est la crème passion qu’on sent le plus. En revanche, le sablé amande est vraiment très bon, croquant, pas trop lourd. Peut-être qu’en fait, la prochaine fois, je leur prendrai quelques sablés bretons.

Bref, en dessert, rien ne vaut une mangue mûre simplement découpée en tranches. Et au prix de cette pâtisserie (5€80) j’aurais sûrement pris plus de plaisir à mordre dans une mangue pakistanaise bien juteuse.

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Les prix à emporter sont nettement plus abordables : 3€90 pour l’éclair, 4€80 le millefeuille. Ça reste haut de gamme, et ça peut être justifié par l’originalité de leurs créations. Cependant, je pense ne pas faire partie du public ciblé : les personnes qui ne regardent pas trop à la dépense et qui cherchent à tout prix des nouveautés. Je ne suis pas encore assez lassée des pâtisseries classiques et surtout, j’aime la simplicité dans les goûts. Je n’ai sûrement pas le palais assez subtil pour profiter pleinement de tous les mélanges de saveurs : tout s’embrouille, c’est du gâchis. Un jour, peut-être ?

(Voir mon précédent billet sur le Sandyan)

Sandyan, 54 bis rue Alsace-Lorraine – 31000 – Toulouse

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